Pneumatiques à base de pissenlit

Continental table sur une production industrielle dans les dix ans.

Considéré comme une mauvaise herbe par les jardiniers, le pissenlit pourrait devenir le nouvel or vert pour les fabricants de pneumatiques.

Continental a d’inauguré la semaine dernière un laboratoire de recherches à Anklam, en Allemagne, dont l’objectif est de proposer une alternative au caoutchouc naturel issu de l’hévéa (le seul arbre producteur).

Depuis 2011, l’équipementier est convaincu que le Taraxagum, liquide blanchâtre d’un pissenlit originaire du Kazakhstan, offre les mêmes qualités que le caoutchouc conventionnel.

Autre avantage : cette plante est capable de s’adapter à différents climats et peut être cultivée sur des terres de mauvaise qualité. A terme, elle pourrait permettre aux manufactures de pneumatique de réduire les coûts et les émissions de CO2 en limitant les transports de caoutchouc depuis les zones tropicales de production.

En 2014, Continental a présenté un premier prototype de pneu à base de pissenlit. L’entreprise, qui investit près de deux milliards d’euros dans la recherche, dont 35 millions pour ce seul projet, est convaincue de pouvoir produire en série dans les dix prochaines années.

Les futurs pneumatiques destinés aux poids lourds pourraient contenir près de 41 % de caoutchouc de pissenlit.

Dans ce laboratoire soutenu financièrement à hauteur de 11 millions par le land allemand du Mecklenbourg-Poméranie-Occidentale, les chercheurs ont encore des problèmes à résoudre pour améliorer les rendements ou développer des procédures d’extraction…

En France, Michelin travaille sur d’autres pistes et ambitionne de fabriquer d’ici 30 ans des pneumatiques incluant 80 % de matériaux durables tels que des copeaux de bois ou de la betterave.

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